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Valenciennes et son canton

Les Goldmen en concert à Anzin, ce vendredi 2 février : « Une récompense d’un travail musical de longue haleine »

Le 01/02/2024 - 8294 vues

Par Nathan Bigué

Depuis 2010, Alain Stevez et sa troupe font revivre les chansons de Jean-Jacques Goldman sur scène. Ils seront à la Cité des Congrès d’Anzin, ce vendredi (20h30). Un retour aux racines, dans le Valenciennois, où est né le projet. 

Il est de retour, là où tout a commencé. Alain Stevez, sosie vocal de Jean-Jacques Goldman, aura l'occasion, une nouvelle fois, de rencontrer son public local du Valenciennois, ce vendredi. Fort de son succès depuis près de 14 ans, le groupe des Golden, et notamment son chanteur, a encore conservé quelques “scoops” dans sa besace. Entretien avec Alain Stevez !

 

« Votre groupe existe depuis 2010. Quel souvenir gardez-vous de sa création ?

En octobre, ça fera 14 ans qu’un pote m’a dit : “tu devrais chanter du Goldman”. Au départ, je me suis dit qu’il y avait du monde sur la touche, car Jean-Jacques Goldman, c’est quand même quelqu’un de très célèbre. Mais tout de suite, j’ai su qu’il fallait monter l’affaire. À l’époque, on était chez Pierre-Henry, qui avait Angel Music à Valenciennes. Tout est né là-bas. 

 

Valenciennes était donc le point d’ancrage…

Exactement. Chez Angel Music, au 1 Quai des Mines à Valenciennes (Il rigole). C’est là qu’on a eu l’idée de faire ça. Nous, on était des musiciens venant du bal et du café concert. On était aguerri, habitué à jouer des chansons. Il fallait maintenant concentré ça sur le répertoire de Goldman, qui est faussement simple. C’est vrai que c’est facile à entendre et écouter, mais ce n’est pas facile à jouer. De concert en concert, on a évolué.

 

Avoir la même voix que Jean-Jacques Goldman, est-ce un talent ? Si oui, faut-il le travailler ? 

J’ai déjà un don on va dire, car j'ai une voix aiguë. Derrière ça, j’ai changé ma façon de chanter. C’est un placement d’air différent, qui fait résonner les aigus différemment. Et ça ressemblerait à la voix de Jean-Jacques (Goldman) : c’est ce qu’on dit !

 

« Peu importe le nombre de personnes, on joue et on adore ça »

 

Votre groupe, né dans le Valenciennois, a réussi à faire sa place. À quel moment avez-vous senti ce succès ? 

Très vite. Dès la première année, quand on a balancé des vidéos, on a intéressé la France, la Suisse et la Belgique. Puis en 2017, on a rencontré Philippe Tassart, de Ginger productions. Lui, il avait les clés pour nous ouvrir les clés des zéniths et des grandes salles en France. Avant, on était acheté par des mairies, des associations et des centres culturels. On ne prenait aucun risque. Mais ç’a toujours été rempli ! Le succès a été très vite présent. 

 

Vous êtes donc à Anzin, ce vendredi 2 février (20h30). Qu’est-ce que ça change de se représenter devant un public local et moins nombreux qu’un zénith ? 

On n’a pas la prétention de remplir les zéniths, car on fait des jauges à 2 000 ou 3 000 personnes. Pourtant, on joue encore dans des théâtres ou centres culturels. Tant qu’on a un noyau dynamique - c’est toujours le cas -, on envoie et les gens reçoivent. Il se passe des émotions. Donc, peu importe le nombre de personnes, on joue et on adore ça. 

 

Ça reste particulier de se représenter à Anzin, là où vous avez fait vos classes… 

Oui. Ça fait toujours plaisir de jouer dans le Valenciennois, parce que l’idée est tombée en 2010 à Valenciennes. C’est historique pour nous. J’ai joué pas mal de fois à Valenciennes, lors de cafés-concerts. On fait aussi le zénith de Lille, le stade couvert de Liévin. Revenir jouer, c’est une sorte de récompense. En tout cas, je le vois comme une récompense d’un travail musical de longue haleine, parce que je fais de la musique depuis belle lurette. 

 

« On était mauvais, vraiment très mauvais ! »

 

Par quoi avez-vous commencé ?  

On me le demande rarement, ce sera donc un scoop (rires) ! J’ai commencé à 16 ans , j'avais un petit groupe qui s’appelait « L’indifférent ». On jouait dans la maison des jeunes de Leforest, dans le Pas-de-Calais. On a ensuite intégré un groupe qui s’appelait « Galactica ». On a fait deux-trois bals. Mais on était mauvais, vraiment très mauvais ! 

Ensuite, je suis allé bosser sept ans dans le bâtiment, quand même. Et je suis revenu à mes amours, avec la musique. Puis, j’ai intégré un orchestre. En parallèle, j’ai fait pas mal de bals, des thés dansants, des spectacles pour enfants, etc. Jusqu’en 2010, où tout a changé. 

 

En quelques mots, que voulez-vous dire au public qui hésite encore à venir ce vendredi ? 

Venez faire la fête, tout simplement. Venez vivre des émotions. Vous allez pleurer, rire, danser le zouk, écouter de la musique, regarder un jeu de lumière impressionnant… Allez, venez ! »

 

Photo d'illustration : La Page Photo Doline, via Facebook @Goldmen



Son(s) attaché(s) à cet article

Alain Stevez, sosie vocal de Jean-Jacques Goldman, au micro de Nathan Bigué pour CN'O :


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