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Valenciennois

ENTRETIEN. Jeanfi Janssens se lance dans le spectacle d’une vie « carabistouillée »

Le 18/01/2024 - 26000 vues

Par Dorian Marchiset avec Jean Rimbaud

Après Jeanfi décolle, Jean-Philippe Janssens lance son deuxième spectacle intitulé Tombé du ciel. L'humoriste français initie les spectateurs au showbiz et parle de son arrivée dans ce monde, bien différent du sien. 

Né à Maubeuge, l'humoriste Jean-Philippe Janssens plus communément appelé Jeanfi se lance dans son nouveau spectacle. Il s’y confie sur son arrivée dans le show business, un monde dont il n’avait pas du tout les codes. Nous l’avons rencontré.

 

À quel moment avez-vous pensé à offrir un nouveau spectacle ?

Ça fait un moment que j'y pensais, mais entre deux je voulais une parenthèse. La parenthèse, c'est Laurent Ruquier qui me l'a offerte avec cette pièce de théâtre qu'on a menée rondement avec Stéphane Plaza et Valérie Mairesse et qui a été un succès. Donc c'était une autre expérience et une expérience théâtrale qui était non négligeable pour la suite. C'est là que j'ai commencé à nourrir l'envie du deuxième spectacle.

Avec tout ce que je vivais, puisque moi, je pars du principe que mes spectacles sont souvent régis par la vie que je mène. Et donc là, je vis des choses exceptionnelles et des nouvelles aventures et j'avais envie de raconter ça. J'avais envie de raconter cette entrée pour moi dans le show business alors que je n'en avais pas les codes, comme quand je suis rentré en France où je n'avais pas les codes non plus. Donc, je trouve qu'il y avait de la matière.

 

C'est justement un des points de départ de ce nouveau spectacle tombé du ciel, tu es devenu une vedette ?

Oui, vedette française, pas star internationale. Je commence ce spectacle en parlant de ce qu’a changé la notoriété dans ma vie, mais surtout dans celle de mon entourage, de mes parents. Et puis, je parle des codes du show biz. Je parle de la première rencontre de ma mère avec Michel Drucker par exemple. Il s'en souvient encore. Je parle du fait de rester soi-même et de ne pas changer malgré un monde qui est bouleversé autour de vous.


Tu n'oublies pas ton territoire, l’Avesnois, la Sambre-avesnois. Tu parles beaucoup de ton passé, de tes années collège ou lycée à Sainte Thérèse d'Avila… 

Oui, dans le premier (spectacle, ndlr), je parlais de mon enfance et de mon coming-out chez mes parents. J’avais besoin de revenir parce que quand on vieillit, j'ai remarqué qu'on a besoin de revenir vers ses terres. On avait besoin de toucher ses parents, de les voir. Là, c'était important puisque je pense que ça m'a formé aussi toutes les années collège et lycée, où j'étais interne à Sainte Thérèse.

C'est une austérité que peu de gens accepteraient aujourd'hui d'être, d'avoir la discipline d'un collège avec des bonnes sœurs, avec un internat avec des règles strictes parce qu'aujourd'hui, je vois que les jeunes sont rarement soumis à des règles strictes.

 

L'idée, c'est vraiment d'amuser le public. Comment trouvez-vous ces idées pour amuser ?

Je l’ai dit, ma vie est rigolote. Je me lève avec un principe le matin, je dis que l'aventure est au coin de la rue quand je me lève, donc ça me fait vivre des fois des situations un peu carabistouillées, mais des fois, je vis des trucs formidables et très intenses. Et comme j'ai une imagination très créative, je fais plein de choses. Alors, j'exagère où je romance un peu, mais tout ce que je raconte dans mon spectacle, la base est vraie.

Voilà et ça m'est arrivé parce que je suis initiateur de pas mal de conneries (sic.). Je pense que ma vie n'est pas comme celle des autres dans le sens où je suis seul, ce que je fais n'engage que moi et du coup, j'essaie de lui donner un sens rigolo. Alors, il y a des jours plus et des jours moins. Mais dans l'ensemble, je reste optimiste et le verre est à moitié plein.

 

Le contact avec le public, c'est quelque chose de nouveau aussi dans ce spectacle où il y a de l'improvisation, vous vous adressez directement à eux…

Oui, parce que je l'avais remarqué au premier spectacle que les gens aiment bien quand je leur parle et je le sais parce que le meilleur baromètre pour moi c'est des Grosses Têtes. J'y suis à peu près deux fois par semaine donc je sais ce que les gens attendent de moi et ce qui les fait rire. Quand je sors de RTL ou en province, les gens viennent spontanément me voir pour me parler. Et ils aiment bien que je les charrie et que je leur parle.

Cette descente dans le public avait été prévue au départ pour le rodage parce que ça permettait d'avoir une impro et d'avoir une part imaginative qui me permettait de trouver des vannes qu'on aurait pu écrire après. Mais je me suis rendu compte que ce moment, c'était un moment privilégié pour moi et pour eux. J'aimais bien ce moment et les gens aimaient bien, donc on a décidé de ne pas le supprimer parce que le grand point-virgule est une salle encore à taille humaine. Donc, je peux me permettre de le faire et de descendre dans le public. J'aime cette descente dans le public avec les gens.

 

À l’occasion du lancement de son nouveau spectacle, Tombé du Ciel, à découvrir actuellement au Grand Point Virgule à Paris et prochainement en tournée dans toute la France (notamment à la salle Michel Charpentier d'Hirson le 12 mai 2024, nous avons rencontré Jeanfi Janssens. L'humoriste d’origine maubeugeoise parle de ses inspirations, de son adolescence… L'interview complète de Jeanfi Janssens est a retrouver samedi 27 et dimanche 28 janvier dans "Le réveil en rires" dès 7 heures sur CN'O.



Son(s) attaché(s) à cet article

Jeanfi revient sur le rapport au public qu'il a développé dans son nouveau spectacle : 


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